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Marie-Anne Isler-BeguinMarie-Anne Isler-Béguin Grece Athenes

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km : 1728 , plus traversée de l’Adriatique ( 18H)

En passant par le Burgenland, la Carinthie, la Styrie, le Frioul, la Venetie-Julienne , l’ Emilie-Romagne, les Marches, le Molise, les Abruzzes, la Pouille


Arrivée le 4 juin

Accessibilité :
Bus : non
Tram : non
Places pour Handicapés : pas trouvé une seule
Bateaux : vu un seul
Métro : il parait ( n’ai pas vérifié)
Taxis : non
Chambres : à moins de 150 euros, impossibles à trouver.
Restaurants : non

Suite

Brindisi

Port de Brindisi

Place Italie

Sur autoroute, en Italie

Afrodite

“AFRODITE II”

Escalier

Quatre étages à me farcir.

2 juin : De Vienne à une aire de l’autoroute du soleil, située entre Pescara et Foggia.
3 juin : Brindisi (regione di Puglio)
3 juin - 4 juin : traversée sur l’ “Afrodite II”
4 juin : de Patras à Athènes
5 et 6 juin : Athènes

2 juin : De Vienne à une aire de l’autoroute du soleil, située entre Pescara et Foggia.
J’ai quitté Vienne sans regret. De Graz, en Autriche, à Udine en Italie, les paysages sont de toute beauté. L’autoroute traverse les Alpes.
En Autriche, le stationnement sur les aires de repos est bien respecté. En arrivant en Italie, je craignais le pire. Grosse surprise ! Places bien aménagées et bien respectées. Toilettes comme en Angleterre. Propreté au-dessus de toutes critiques, dame-pipi oblige.
Dans les Aires de services, au comptoir, un emplacement avec une tablette pour personnes en fauteuil roulant. (photo dans page handicap). Les nombreux “expresso” et “cappucino” pris, en ont été que meilleurs.
Vers 18H, je me suis retrouvé entre Venise et Ravenne. La journée ayant été magnifique, les quelques 100 km qui séparent les deux villes ont été parcouru en plus de deux heures. Des flots ininterrompus de Topolino, Vespa déboulaient de la plage et essayaient de s’insérer dans la circulation pour rejoindre Bologne. Appels de phare, coups de klaxon, mais, avec un eu d’habitude, tout se passe bien. Ils se sont drôlement assagi.
L’autoroute du soleil est toujours aussi belle. Une longue succession de courbes, de viaducs et de tunnels avec vue sur des villages soit accrochés à flanc de montagne, soit, en contrebas, en bord de mer.

Vers 2H du matin, un petit somme dans ma voiture.

3 juin : Brindisi (regione di Puglio)
Vers midi, je suis arrivé à Brindisi, dans la “Regione di Puglio”. Mon billet était pris et l’embarquement de mon ferry n’étant qu’à 18 H, j’avais le temps de chercher un restaurant. Je l’ai facilement trouvé sur le port et, comble de chance, une place libre pour handicapé à moins de vingt mètres et un superbe bateau juste à côté ( comme nous sommes sur un port, je précise que, depuis que je suis infirme, un superbe bateau est pour moi, le dénivelé qui me permet de franchir un trottoir et ,ceci, sans me casser la gueule et non le Yacht que je ne pourrai jamais plus me payer).

Confortablement installé en terrasse, j’ai mangé une pizza et une glace italienne. Quel bonheur ! Une glace, je n’ai pas été le seul. Ce restaurant-glacier est le rendez-vous de tous les séducteurs de Brindisi. Vers 15H, après la sieste, ce fut un va et vient incessant de “bella ragazza” (c’est là qu’on regrette d’être infirme), souvent en Smart et de “seduttore”, le plus souvent en Vespa, ou en décapotables. Sauf les “Carabinieri, la “Policia municipale”, la “Guardia di finanza”, la marine, qui sont tous venus avec leurs voitures de service.

L’embarquement étant prévu à 18H, je profitais du temps qu’il me restait pour aller faire un tour d’en Brindisi. Oh! Surprise. Des places pour “invalido” à tous les endroits stratégiques et jamais occupées par des valides (l’heure de la sieste est passée). Devant la préfecture, un bouton d’appel à hauteur de fauteuil roulant et bien visible. Une bonne idée à soumettre au préfet de Meurthe et Moselle. (Pour mes nombreux lecteurs qui ne connaissent pas la préfecture de Nancy, les services des permis et des cartes grises sont accessibles...de l’intérieur. De la porte à l’accueil, il y a un plan incliné. Mais, pour ouvrir la porte qui est de surcroît très lourde, il faut escalader une marche. Il ne reste plus qu’à attendre la bonne volonté d’un passant.)

3 juin - 4 juin : traversée sur l’ “Afrodite II”
Mal dressé par les excellents accueils du “Pride of Portsmouth” (Le Havre-Portsmouth) et du “Swift” (Hollyhead-Dublin), des presque parfaits du “Symphony” (Stockholm-Helsinki) et du “Sea-Cat” (Helsinki-Tallin), un peu méfiant tout de même, pour avoir fait dans une vie antérieure (réincarné en infirme, c’est pas de bol), trois fois, A.R., la traversée Italie-Grêce avec des compagnies grecques, je me presse lentement, mais sûrement vers l’embarcadère.
Le bureau de la “Med Line” est inaccessible.
J’appelle.
Pas de réponse.
Je crie.
Un employé daigne sortir de sa guitoune.
- “J’ai mon billet pour Athènes. Qu’est-ce-que je fais?
-”Stay on the parking.
Je stay. Je discute avec des turcs immatriculés dans le 9-3.
Une heure après, les voitures s’ébrouent. Je m’inquiète. Je re-crie. Un autre employé sort. Il me composte mon billet et m’indique le chemin pour gagner mon Ferry.
-” Tournez à droite, prenez le 2° quai à gauche, puis de nouveau à droite le 2° ponton et mettez vous dans la première ligne.”
-”Je suis handicapé.”
-”....”
J’ai eu du mal à le trouver l’ “AFRODITE II”. Il était caché par un plus gros .D’ “AFRODITE” , il n’avait que le nom. Je signale au commandant que je suis handicapé.
”Pasport” en guise de réponse.
-”non, je suis européen”.
Il va finalement voir son second. Ils étaient au moins huit à diriger la manoeuvre d’embarquement. À chaque fois qu’un camion rentrait, on pensait que ce serait le dernier, tellement il avait du mal à manoeuvrer.Un bus hollandais et un allemand en Bmw, on fait demi-tour en voyant la gueule de l’”AFRODITE”.
Le second est venu me voir. Il m’a demandé si je préférais être sur le pont du haut ou à fond de cale. Parce que, me dit-il :” Il n’y a pas d’ascenseur”.
Quatre étages à me farcir. J’étais en nage. À chaque étage : “Reposez-vous.” Ils devaient avoir peur que je fasse une attaque. Plus les passages de cloison étanche. Les autres passagers, confortablement installés au balcon, étaient admiratifs.
Arrivé dans ma cabine, impossible d’aller seul aux toilettes. Possible, avec l’aide du steward, qui parle le français. Vous me voyez, en pleine nuit, partir à la recherche du steward pour faire pipi. J’ai envoyé un des deux costauds qui m’avaient aidé pendant l’ascension, chercher mon urinal et mes couches-culottes.
Une fois installé, le commandant m’a offert une bière, bien méritée, au bar. Un passager, anglais, est venu me féliciter.
Le retour ? Ce n’est pas le même navire. Il est plus gros et il a un escalator. Les escalators ! Je ne peux pas les prendre.
Le Bateau lève l’ancre. Toutes les vitres se mettent à vibrer. Je ne sais plus nager.
Finalement, tout s’est bien passé. Nous sommes arrivés à Patras avec quatre heures de retard.

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patrick meyer MONSOFT

Remerciements : Conseil général de Meurthe et Moselle, Lions club Stanislas, Noremat, Groupe Accor, Mercedes, les Editions Universelles, Hartmann, président du Syndicat (54), P & O, Screg, Boehringer, Clarion, CERP Lorraine, Clim SA, Orange, Noël SA, conseil régional de l'ordre des pharmaciens...
Françoise, Maryse, Sylvie, Christine, Pamela, Constance, Evelyne, Kathinka, Nana, Ambre, Brigitte Blandine, Bérangère, Josette, Juliette... Jean-Pierre, Jean-Jacques,Laurent, Jacky, Rémy, Michel, Sébastien, Cyrille, Matthieu, Norbert, Roger, Claude...