Les étapes : | L | B | GB | IRL | NL | DK | S | FIN | EST | LV | LT | PL | D | CZ | A | GR | I | E | P | F |
Marie-Anne Isler-Béguin
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km : 1728 , plus traversée de lAdriatique ( 18H)
En passant par le Burgenland, la Carinthie, la Styrie, le Frioul, la Venetie-Julienne , l Emilie-Romagne, les Marches, le Molise, les Abruzzes, la Pouille
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Port de Brindisi |
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Sur autoroute, en Italie |
AFRODITE II |
Quatre étages à me farcir. |
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juin : De Vienne à une aire de lautoroute du soleil, située entre Pescara et Foggia.
Jai quitté Vienne sans regret. De Graz, en Autriche, à Udine en Italie, les paysages sont de toute beauté. Lautoroute traverse les Alpes. En Autriche, le stationnement sur les aires de repos est bien respecté. En arrivant en Italie, je craignais le pire. Grosse surprise ! Places bien aménagées et bien respectées. Toilettes comme en Angleterre. Propreté au-dessus de toutes critiques, dame-pipi oblige. Dans les Aires de services, au comptoir, un emplacement avec une tablette pour personnes en fauteuil roulant. (photo dans page handicap). Les nombreux expresso et cappucino pris, en ont été que meilleurs. Vers 18H, je me suis retrouvé entre Venise et Ravenne. La journée ayant été magnifique, les quelques 100 km qui séparent les deux villes ont été parcouru en plus de deux heures. Des flots ininterrompus de Topolino, Vespa déboulaient de la plage et essayaient de sinsérer dans la circulation pour rejoindre Bologne. Appels de phare, coups de klaxon, mais, avec un eu dhabitude, tout se passe bien. Ils se sont drôlement assagi. Lautoroute du soleil est toujours aussi belle. Une longue succession de courbes, de viaducs et de tunnels avec vue sur des villages soit accrochés à flanc de montagne, soit, en contrebas, en bord de mer. Vers 2H du matin, un petit somme dans ma voiture. 3 juin : Brindisi (regione di Puglio) Vers midi, je suis arrivé à Brindisi, dans la Regione di Puglio. Mon billet était pris et lembarquement de mon ferry nétant quà 18 H, javais le temps de chercher un restaurant. Je lai facilement trouvé sur le port et, comble de chance, une place libre pour handicapé à moins de vingt mètres et un superbe bateau juste à côté ( comme nous sommes sur un port, je précise que, depuis que je suis infirme, un superbe bateau est pour moi, le dénivelé qui me permet de franchir un trottoir et ,ceci, sans me casser la gueule et non le Yacht que je ne pourrai jamais plus me payer). Confortablement installé en terrasse, jai mangé une pizza et une glace italienne. Quel bonheur ! Une glace, je nai pas été le seul. Ce restaurant-glacier est le rendez-vous de tous les séducteurs de Brindisi. Vers 15H, après la sieste, ce fut un va et vient incessant de bella ragazza (cest là quon regrette dêtre infirme), souvent en Smart et de seduttore, le plus souvent en Vespa, ou en décapotables. Sauf les Carabinieri, la Policia municipale, la Guardia di finanza, la marine, qui sont tous venus avec leurs voitures de service. Lembarquement étant prévu à 18H, je profitais du temps quil me restait pour aller faire un tour den Brindisi. Oh! Surprise. Des places pour invalido à tous les endroits stratégiques et jamais occupées par des valides (lheure de la sieste est passée). Devant la préfecture, un bouton dappel à hauteur de fauteuil roulant et bien visible. Une bonne idée à soumettre au préfet de Meurthe et Moselle. (Pour mes nombreux lecteurs qui ne connaissent pas la préfecture de Nancy, les services des permis et des cartes grises sont accessibles...de lintérieur. De la porte à laccueil, il y a un plan incliné. Mais, pour ouvrir la porte qui est de surcroît très lourde, il faut escalader une marche. Il ne reste plus quà attendre la bonne volonté dun passant.) 3 juin - 4 juin : traversée sur l Afrodite II Mal dressé par les excellents accueils du Pride of Portsmouth (Le Havre-Portsmouth) et du Swift (Hollyhead-Dublin), des presque parfaits du Symphony (Stockholm-Helsinki) et du Sea-Cat (Helsinki-Tallin), un peu méfiant tout de même, pour avoir fait dans une vie antérieure (réincarné en infirme, cest pas de bol), trois fois, A.R., la traversée Italie-Grêce avec des compagnies grecques, je me presse lentement, mais sûrement vers lembarcadère. Le bureau de la Med Line est inaccessible. Jappelle. Pas de réponse. Je crie. Un employé daigne sortir de sa guitoune. - Jai mon billet pour Athènes. Quest-ce-que je fais? -Stay on the parking. Je stay. Je discute avec des turcs immatriculés dans le 9-3. Une heure après, les voitures sébrouent. Je minquiète. Je re-crie. Un autre employé sort. Il me composte mon billet et mindique le chemin pour gagner mon Ferry. - Tournez à droite, prenez le 2° quai à gauche, puis de nouveau à droite le 2° ponton et mettez vous dans la première ligne. -Je suis handicapé. -.... Jai eu du mal à le trouver l AFRODITE II. Il était caché par un plus gros .D AFRODITE , il navait que le nom. Je signale au commandant que je suis handicapé. Pasport en guise de réponse. -non, je suis européen. Il va finalement voir son second. Ils étaient au moins huit à diriger la manoeuvre dembarquement. À chaque fois quun camion rentrait, on pensait que ce serait le dernier, tellement il avait du mal à manoeuvrer.Un bus hollandais et un allemand en Bmw, on fait demi-tour en voyant la gueule de lAFRODITE. Le second est venu me voir. Il ma demandé si je préférais être sur le pont du haut ou à fond de cale. Parce que, me dit-il : Il ny a pas dascenseur. Quatre étages à me farcir. Jétais en nage. À chaque étage : Reposez-vous. Ils devaient avoir peur que je fasse une attaque. Plus les passages de cloison étanche. Les autres passagers, confortablement installés au balcon, étaient admiratifs. Arrivé dans ma cabine, impossible daller seul aux toilettes. Possible, avec laide du steward, qui parle le français. Vous me voyez, en pleine nuit, partir à la recherche du steward pour faire pipi. Jai envoyé un des deux costauds qui mavaient aidé pendant lascension, chercher mon urinal et mes couches-culottes. Une fois installé, le commandant ma offert une bière, bien méritée, au bar. Un passager, anglais, est venu me féliciter. Le retour ? Ce nest pas le même navire. Il est plus gros et il a un escalator. Les escalators ! Je ne peux pas les prendre. Le Bateau lève lancre. Toutes les vitres se mettent à vibrer. Je ne sais plus nager. Finalement, tout sest bien passé. Nous sommes arrivés à Patras avec quatre heures de retard. |
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| patrick meyer |
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Remerciements : Conseil général de Meurthe et Moselle, Lions club Stanislas, Noremat, Groupe Accor, Mercedes, les Editions Universelles, Hartmann, président du Syndicat (54), P & O, Screg, Boehringer, Clarion, CERP Lorraine, Clim SA, Orange, Noël SA, conseil régional de l'ordre des pharmaciens...
Françoise, Maryse, Sylvie, Christine, Pamela, Constance, Evelyne, Kathinka, Nana, Ambre, Brigitte Blandine, Bérangère, Josette, Juliette... Jean-Pierre, Jean-Jacques,Laurent, Jacky, Rémy, Michel, Sébastien, Cyrille, Matthieu, Norbert, Roger, Claude...