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5 et 6 juin : Athènes
Je me fixe comme objectif, LAcropole, le Parlement pour y voir
la relève de
la garde et un restaurant typiquement grec. Mes déconvenues des capitales
précédentes mont rendu très modeste dans mes objectifs.
Cinq ou six fois, je suis passé devant le Théâtre de Dionysos
et lOdéon dHérode Atticus. Je connais toutes les petites
rues qui entourent lAcropole. Le Parthénon, jai pu le prendre en
photo de loin, dun chantier salvateur.
Jai bien aperçu un panneau handicapé, mais il y avait un bus devant.
Japprendrai plus tard que ce panneau ne signale pas les places, mais les passages
pour handicapés.
Suite
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L Acropole, vu de très loin
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Vers dix-huit heures, toujours à jeun, direction le Novotel. Un chauffeur de Taxi
me klaxonne. Pourtant, la Flèche pour tourner à droite est rouge. Malgré
ses gestes on sen fout, je résiste. Quand le feu passe au vert,
jai du laisser passer cinq ou six voitures. (Cest mon calme olympien qui ma
permis de circuler dans Athènes., plus de 15 heures).
Le lendemain, après avoir envoyé quarante-cinq cartes postales à mes amis et à mes partenaires, et, fait une tentative infructueuse pour aller au bureau de tabac situé en face de lhôtel, la hauteur des trottoirs et une interprétation très libertaires du code de la route par les grecs incitent à la plus grande des prudences, je reprends la direction de lAcropole.
Bien que têtu, jai cédé plus rapidement que la veille et me suis dirigé vers le bord de mer à la recherche de ma Moussaka.
À quelques cinquante kilomètres du centre dAthènes, jai enfin trouvé un Drive in grec (sans toilettes). Lassortiment de poissons était fameux. Repu, jai pris les traces de Byron, Chateaubriand, Lamartine pour me rendre au temple de Poséidon , dieu de la mer, dressé sur le Cap Sounion. Mon romantisme a reçu une douche froide quand jai vu le pot de fleurs qui obstruait la rampe daccès à la taverna.
Dix-neuf heures, retour à Athènes. Heureusement que les paysages compensent le manque daccessibilité.
6 juin : Embarquement à Patras
Un hémiplégique averti valant un homme, je me rends directement au pied du Maria G. Un des nombreux chefs présents me renvoie au bureau de lagence. Celle-ci se trouve dans une rue très passante de Patras. Ne pouvant y accéder, je me suis rendu au bureau dinformations du port. Une brave dame, par téléphone, explique mon cas à lagence. Rien ny fait.
Je retourne en ville, me gare en double file -vu la place quil me faut pour descendre de ma voiture, cest plutôt en triple file-. Ne pouvant escalader le trottoir, jappelle trois Albanais. ils ont du croire que je leur proposais un passage pour lItalie. Finalement, un Anglais vient à mon secours. Il va chercher un employé dans lagence. Ce dernier sort comme un diable de sa boite et sen va. Il revient quelles minutes après avec la responsable qui sadresse à moi dune manière agressive :
- Le Maria G est inaccessible. Ce nest pas de notre faute.
- Madame, quand quelquun réserve une place deux mois avant son départ, quil spécifie plusieurs fois quil est handicapé, si le bateau nest pas accessible, on loriente vers une autre compagnie. (Quest ce que langlais revient vite quand on est en colère.)
Fin de la conversation.
Jai embarqué de justesse sur le Maria G. Ça sest un peu mieux passé que sur lAfrodite. Je nai eu que trois étages à escalader et, pour aller aux toilettes, je nai pas eu besoin de lassistance du steward. Léquipage a été dune grande gentillesse.
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