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Le 9 mai
En route pour le musée Guiness et St-Patrick, noblesse oblige. Cest sans trop de difficultés que je trouve le musée, dautant qu un Irlandais, à qui je demandais mon chemin, est monté avec moi. Pas tout jeune, lIrlandais. Quand il a vu mon état, il m a demandé si je navais pas peur de me faire attaquer. Pas très rassurant, surtout pour les étapes à venir, nettement plus dangereuses selon le site, conseils aux voyageurs, du ministère des affaires étrangères.
À propos de ce site, daprès eux, les places pour handicapés ne sont à respecter quau Luxembourg et en Suède. Jen déduis, que les réalisateurs de ces pages ne doivent pas beaucoup les respecter en France. Encore une lettre en perspective !
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Jarrive à lentrée du musée. Pas de place. Le gardien de lusine me laisse gentiment me garer devant la porte. À lintérieur, tout est prévu. Pas un endroit du musée que je nai pu visiter.
La pinte de Guiness, comprise dans le prix de lentrée, dégustée avec vue sur tout Dublin, nen a été que meilleure.
Un peu plus tard, jarrive devant Saint-Patrick. Toujours pas de place spécifique. Je me gare dans une rue adjacente et sors mon fauteuil roulant.
Lentrée semble de plain-pied, mais dans lentrée, patapoum, 10 marches à descendre. Je prends une photo. Les visiteurs, tout à leur recueillement, ne me voient pas (jésuites !).
Au moment où je sors, sans avoir pu brûler un cierge, no mea culpa, je vois un bus touristique à impériale. Pas pour moi. Linaccessibilité, cest drôlement économique.Encore un ticket en moins.
En regagnant ma voiture, japerçois un accès pour handicapés, mais derrière une grille fermée à clef. Si jai bien compris, il faut que je retourne voir le Bishop avoir la clef. Mais comme je ne peux descendre les escaliers...
Bref ! à Dublin, il vaut mieux être alcoolique que catholique.
Le 10 mai
Je fais un tour près de mon hôtel. Je cherche un coiffeur et un restaurant accessibles. Je ne trouve ni lun ni lautre. Dans le pub, situé près de la place du marché, jengloutis deux paquets de cacahuètes. Les toilettes, je nose en parler. Même un très légèrement obèse aurait eu du mal.
La poste, cest pareil. La carte achetée au musée Guiness partira de lhôtel avec un tampon.
Le 11 mai, en gagnant le port, jai quand même vu quelques places.
Vive Guiness ! Vive Irish ferries!
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