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12 juin - De Nice à Zaragoza
Avant de quitter Nice, je profite de ma présence en France pour faire trois course. Je décide de sauter létape de Barcelone et de dormir dans ma voiture quand la fatigue se fera sentir. Je suis comme cela à peu près sûr dêtre à Madrid le 13 juin, en début daprès-midi.
En France, le téléphone quOrange ma prêté marche et Miss Clarion daigne madresser la parole. Laver mon linge, chercher un peu de liquide (pas de frais) et du tabac (les Toscano ont lavantage de durer, mais ne sont pas très fameux).
La jeune fille de lETAP ma indiqué une laverie boulevard de la Madeleine. Jentre ladresse dans le navigateur. Miss Clarion commence à me diriger. À 600 m, tournez à droite me dit-elle de sa douce voix. Quand je lengueule, elle, au moins, ne répond pas.
Jarrive boulevard de la Madeleine. Je repère un distributeur de billets. Pas une place. Je me gare comme les niçois, cest-à-dire en double file. Jentre dans la banque pour avoir quelques pièces pour la laverie. Désagréables ! ils ont été. De plus, avec une autre cliente, on a eu un mal fou à se faire ouvrir le sas. On est sur la côte dAzur.
Un peu plus loin, la laverie. Je me gare toujours à la Niçoise. Le gérant maide à charger mon linge. Je reprends ma voiture, me gare de nouveau en double file devant le bureau de tabac. Je retourne à la laverie. Enfin une place. Je tiens à préciser que, si je me suis garé en double file, cest parce que dans cette avenue, je nai pas vu une place pour handicapés. En attendant la fin de ma lessive, je suis allé au Kebab du coin. Naturellement, pas de toilettes accessibles. Comment voulez-vous, que lon sen sorte.
À la fin du séchage, le gérant étant parti manger, et les clients qui étaient là nétant pas disposés à maider, jai remballé, seul mon linge. Vous essayerez de plier un T-shirt dune main et sur un pied.
À 14 H, jarrive sur la promenade des Anglais et je prends la direction de Barcelone. Sur une aire de repos de lautoroute A9, jenvisage daller aux toilettes. Fermées ! Un ami, à qui je me plaignais de cela, ma dit : Elles sont fermées, pour quelles restent propres. Propres et inutilisables. Sur les aires de repos, personne na la clef. Arrivé au péage, je men suis plaint. L étonnement du caissier était-il feint ou sincère ? Je lui accorde le bénéfice du doute quoique, le nombre de toilettes fermées étant de une sur deux, je soupçonne les employés de penser : Des handicapés ? on nen voit jamais.
La nuit tombée, jarrive au Perthus. Je marrête dans une station service, devant une pompe. Je descends, sors ma canne, vais à larrière. Une voiture, immatriculée en Allemagne, sarrête à hauteur de ma portière avant. Le conducteur descend. Il avait lair de tout, sauf dun allemand. Il se dirige vers la porte avant. La clef était sur le contact. Cest la seule fois du voyage où jai eu un peu peur. Allait-il me piquer ma voiture? Vu mon état, je suis sans défense. Finalement, le passager m adresse la parole. Je nai rien compris. Dialogue de sourd. La pompiste sort. Ils partent. Je ne connaîtrai, jamais, leurs intentions. Le plein fait, je me gare un peu plus loin, devant le restaurant, et, en pleine lumière. Je suis incapable de vous dire ce que jai mangé, mais cétait assez bon et anxiolytique.
Du vide-poches Sud-Ouest (dans chacun de mes quatre vides-poches, jai rangé plans et cartes par cardinaux) , je sors la carte dEspagne. Vérifie ma route pour Zaragoza. Japproche de Barcelone, prends la Rondas, ne trouve pas la bonne sortie. Jentre dans Barcelone, il est près de minuit, visite improvisée de Barcelone, et, enfin, trouve une station service. Le pompiste, très gentiment, mindique le bon chemin. Je note sur la carte, et là, je maperçois de mon erreur. Avant mon départ, une cousine ma prêté des cartes dont une d Espagne datant de 1975. Jen ai racheté une mais jai eu le tort demmener les deux. De nuit, jai sorti l ancienne, et, sur lancienne, lautoroute qui va de Barcelone à Zaragoza en passant par Tarragona, nexiste pas et de plus les noms de villes y sont indiqués quen Espagnol. Nous sommes en Catalogne. Lérida et Lleida, cest la même ville.
Vers 3h du matin, à hauteur de Zaragoza, je me gare à lombre, en prévision du réveil.
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