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Carnet de bord

km : 2046
Arrivée : 13 juin En passant par : Provence-alpes-cote d'azur, Languedoc, Roussillon, Catalogne, Aragon

Accessibilité

Bus : Oui
Métro : En bonne partie
Restaurants : non
Trains : non

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ARENES

Matadors et picadors, font la sieste.
Le taureau est en sursis.

12 juin - De Nice à Zaragoza

Avant de quitter Nice, je profite de ma présence en France pour faire trois course. Je décide de sauter l’étape de Barcelone et de dormir dans ma voiture quand la fatigue se fera sentir. Je suis comme cela à peu près sûr d’être à Madrid le 13 juin, en début d’après-midi.

En France, le téléphone qu’Orange m’a prêté marche et “Miss Clarion” daigne m’adresser la parole. Laver mon linge, chercher un peu de liquide (pas de frais) et du tabac (les “Toscano ont l’avantage de durer, mais ne sont pas très fameux).

La jeune fille de l”ETAP” m’a indiqué une laverie boulevard de la Madeleine. J’entre l’adresse dans le navigateur. Miss Clarion commence à me diriger. “ À 600 m, tournez à droite” me dit-elle de sa douce voix. Quand je l’engueule, elle, au moins, ne répond pas.

J’arrive boulevard de la Madeleine. Je repère un distributeur de billets. Pas une place. Je me gare comme les niçois, c’est-à-dire en double file. J’entre dans la banque pour avoir quelques pièces pour la laverie. Désagréables ! ils ont été. De plus, avec une autre cliente, on a eu un mal fou à se faire ouvrir le sas. On est sur la côte d’Azur.

Un peu plus loin, la laverie. Je me gare toujours à la Niçoise. Le gérant m’aide à charger mon linge. Je reprends ma voiture, me gare de nouveau en double file devant le bureau de tabac. Je retourne à la laverie. Enfin une place. Je tiens à préciser que, si je me suis garé en double file, c’est parce que dans cette avenue, je n’ai pas vu une place pour handicapés. En attendant la fin de ma lessive, je suis allé au Kebab du coin. Naturellement, pas de toilettes accessibles. Comment voulez-vous, que l’on s’en sorte.

À la fin du séchage, le gérant étant parti manger, et les clients qui étaient là n’étant pas disposés à m’aider, j’ai remballé, seul mon linge. Vous essayerez de plier un T-shirt d’une main et sur un pied.

À 14 H, j’arrive sur la promenade des Anglais et je prends la direction de Barcelone. Sur une aire de repos de l’autoroute A9, j’envisage d’aller aux toilettes. Fermées ! Un ami, à qui je me plaignais de cela, m’a dit : “Elles sont fermées, pour qu’elles restent propres”. Propres et inutilisables. Sur les aires de repos, personne n’a la clef. Arrivé au péage, je m’en suis plaint. L’ étonnement du caissier était-il feint ou sincère ? Je lui accorde le bénéfice du doute quoique, le nombre de toilettes fermées étant de une sur deux, je soupçonne les employés de penser : “ Des handicapés ? on n’en voit jamais.”

La nuit tombée, j’arrive au Perthus. Je m’arrête dans une station service, devant une pompe. Je descends, sors ma canne, vais à l’arrière. Une voiture, immatriculée en Allemagne, s’arrête à hauteur de ma portière avant. Le conducteur descend. Il avait l’air de tout, sauf d’un allemand. Il se dirige vers la porte avant. La clef était sur le contact. C’est la seule fois du voyage où j’ai eu un peu peur. Allait-il me piquer ma voiture? Vu mon état, je suis sans défense. Finalement, le passager m’ adresse la parole. Je n’ai rien compris. Dialogue de sourd. La pompiste sort. Ils partent. Je ne connaîtrai, jamais, leurs intentions. Le plein fait, je me gare un peu plus loin, devant le restaurant, et, en pleine lumière. Je suis incapable de vous dire ce que j’ai mangé, mais c’était assez bon et anxiolytique.

Du vide-poches “Sud-Ouest” (dans chacun de mes quatre vides-poches, j’ai rangé plans et cartes par cardinaux) , je sors la carte d’Espagne. Vérifie ma route pour Zaragoza. J’approche de Barcelone, prends la “Rondas”, ne trouve pas la bonne sortie. J’entre dans Barcelone, il est près de minuit, visite improvisée de Barcelone, et, enfin, trouve une station service. Le pompiste, très gentiment, m’indique le bon chemin. Je note sur la carte, et là, je m’aperçois de mon erreur. Avant mon départ, une cousine m’a prêté des cartes dont une d’ Espagne datant de 1975. J’en ai racheté une mais j’ai eu le tort d’emmener les deux. De nuit, j’ai sorti l’ ancienne, et, sur l’ancienne, l’autoroute qui va de Barcelone à Zaragoza en passant par Tarragona, n’existe pas et de plus les noms de villes y sont indiqués qu’en Espagnol. Nous sommes en Catalogne. Lérida et Lleida, c’est la même ville.
Vers 3h du matin, à hauteur de Zaragoza, je me gare à l’ombre, en prévision du réveil.

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patrick meyer MONSOFT
Remerciements : Lions club Stanislas, Noremat, Groupe Accor, Mercedes, les Editions Universelles, Hartmann, président du Syndicat (54), P & O, Screg, Boehringer, Clarion, CERP Lorraine, Clim SA, Orange, Noël SA, conseil régional de l'ordre des pharmaciens...
Françoise, Maryse, Sylvie, Christine, Pamela, Constance, Evelyne, Kathinka, Nana, Ambre, Brigitte Blandine, Bérangère, Josette, Juliette... Jean-Pierre, Jean-Jacques,Laurent, Jacky, Rémy, Michel, Sébastien, Cyrille, Matthieu, Norbert, Roger, Claude...