Ari Vatanen
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Cervéria Indalo à Alacala de Hénares, ville de "Cervantes"
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"conductores minusvalidos vehiculos autorizados"
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"Pensado para todos". Ça doit pouvoir se traduire en français.
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13 juin - De Zaragoza à Madrid
Six heures ! Mon voisin, allongé sur une couverture à côté de sa voiture, se réveille. Un bus arrive. Un flot de collégiens en descend. Il est temps daller déjeuner. Le café est un peu moins bon quen Italie, mais les viennoiseries le sont autant.
Guadalajara ! Ça me rappelle quelque chose. Pourtant, je ne suis jamais venu de ce côté de LEspagne. Barcelone, oui. Le pays Basque, oui. Mais Guadalajara, non. En regardant, songeur, la ligne de chemin de fer en construction, probablement un train rapide, que la mémoire me revient. Dans ma jeunesse, au milieu des années 50, jai fait deux ans dEspagnol. Mon prof, le père Taillez, un jésuite qui avait été speaker à Radio-Vatican dans toutes les langues latines, pour nous faire saisir la différence de prononciation entre la jota et le r roulé, nous faisait répéter, à qui mieux-mieux: Guadalajara, Guadalajara,...
Revenons à nos taureaux ! En tout début daprès-midi, jarrive à Madrid. Un petit tour de reconnaissance et je gagne mon hôtel à Alcala de Hénares, ville natale de Cervantes. Pour une fois, les places pour handicapés sont libres. Jattends un peu que ma chambre se libère. Ils sont tous charmants dans cet hôtels, et, de plus, beaucoup parlent le français.
14 juin - Madrid
Le petit tour de la veille dans ma Madrid, ma fait redouter des problèmes de stationnement. Voulant absolument manger des Tapas, sur les conseils dune employée de lhôtel, je me rends à Alcala de Hénares. Devant la Cerveceria Indalo, les meilleurs Tapas du coin, selon la publicité et lemployée, pas de place. Je me gare juste devant, en stationnement interdit. Je demande où me garer à lagent qui se trouve en face. Après une minute de discussion un tiers en Espagnol, un tiers en Français, le dernier en Anglais, il me dit de rester là: Je surveillerai votre voiture. Fameux ! Tapas et Calamares a la Andaluza.
Après ce bon repas, je me dirige vers Plaza mayor, le centre historique de Madrid. La circulation dans Madrid est très facile. Le style de conduite des Madrilènes sapparente assez à celui des Danois. Pour une surprise, cest une surprise !
Bon ! Faut pas rêver ! Des places pour conductores minusvalidos vehiculos autorizados, il y en a bien quelques-unes, mais les temps de les repérer (voir photo) , cest foutu. De plus, elles sont un peu moins bien respectées quà Rome.
Aurai-je plus de chances devant le Museo del Prado, le Museo Thyssen, le Palacio Real ? Non. ( Cinq heures dans ma voiture, 35°, malgré la clim, cest dur. Jai du faire pipi dans ma voiture, près du Templo de Debod, pas loin du Palais Royal. Jai pu boire trois Coca, sur une terrasse, dans le même coin.)
Retour à Alcala de Hénares.
15 juin
Je repars à la charge, tôt le matin. Mais cette fois, je décide de morganiser un peu mieux. Dans la Estacion de Atocha, il y a une oficina de Informacion al turista.
Dans le parking de la gare, je trouve facilement une place pour minusvalido. À côté, se trouve une gare routière. Jai tout loisir pour admirer les bus à Piso bajo pensado para todos. Que se soient Mercedes, Renault, Van Hool, Volvo, ils le sont tous. (Je nai pu massurer, si le plan incliné daccès était automatique sur tous.)
Du parking au centre de la gare, bateaux, ascenseurs, toilettes pour handicapés. En cherchant le bureau du tourisme, je passe devant une pharmacie. Mon bras gauche fait tout, conduite, aide à la marche, il porte lordinateur, écrit, etc.., il commençait à me faire un peu mal. La jeune pharmacienne, ravissante, me délivre un anti-inflammatoire. Je lui demande le chemin de loffice.
- Veux-tu venir avec moi ? , me dit-elle en français.
Depuis que je suis handicapé, jamais on mavait fait une telle proposition.
- Bien sûr! . Mon sourire lui a fait réaliser lambiguïté de sa question.
Elle ma montré le chemin.
En chemin, je rencontre un gars en fauteuil roulant. Il était en train de prendre un billet. Nous avons plus parlé avec les mains quen Anglais (dans mon cas, quand je parle avec les mains, je suis aphasique). Pour prendre le train, cest comme en France. Pour le reste, il râle comme tous les handicapés que jai rencontrés. Il nhabite pas à Madrid.
Jarrive enfin à loffice. Trois jeunes espagnoles, toutes parlant le français, maccueillent.
- Sil vous plaît, je cherche une place pour minusvalido par trop loin du Prado, et, je voudrais savoir si le musée mest accessible.
Elles se sont démené. Pour la place, elles ne savaient pas trop. Pour le musée, elles ont essayé de joindre un responsable par téléphone, mais personne na répondu.
Finalement, je me suis rendu aux arènes. Là, jai pu me garer sans problème. Ce jour-là et à cette heure-là, il ny avait pas de taureaux à massacrer. Donc ni Matadors, ni Picadors, ni Aficionados, juste un couple damoureux sur un banc.
Il nest pas loin de huit heures. Retour chez Mr Cervantes par le circulare.
Ah! Le métro. Jai un plan de Madrid avec les stations con ascensor. Elles ne le sont pas toutes, mais entre bus pensado para todos et stations con ascensor, Madrid, sur le plan des transports en commun est très bien placée.
(Renseignements pris auprès de mon hôtelier, cest le Maire de Madrid qui a décidé de rendre tous les transports accessibles aux personnes handicapées.
Je connais des Maires de Villes Européennes qui auraient du suivre son exemple. Jen connais dautres qui feraient bien de le suivre.)
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