Témoignages

Créer pour rebondir et mieux vivre avec son handicap. Témoignage.

On vous propose une nouvelle série : des histoires de personnes qui sont devenues handicapées et qui ont créé des projets autour du handicap pour continuer d’avancer et donner du sens à leur histoire personnelle. Pour commencer, c’est l’histoire de Patrick qui est à l’origine du projet “Le fil de nos vies”, quatre livres de portraits de personnes confrontées au handicap. Atteint de sclérose en plaques avec handicap moteur, l'auteur a voulu revendiquer et partager une approche volontairement positive de la maladie et du handicap, comme vecteur de renaissance plutôt que de déclin.

Patrick Schroeder
Patrick Schroeder

Bonjour Patrick. Pouvez-vous nous parler de votre projet "Le fil rouge d'entre nos vies" ? et de ce qui vous a poussé à le réaliser ?

"Le fil rouge d'entre nos vies", ce sont des portraits de personnes qui ont une approche positive de leur handicap et qui ont réussi à le transformer en une force. Ces portraits sont consultables sur mon site ainsi que sous forme de livres. Ils sont à chaque fois illustrés par des photographies, un media que j'affectionne beaucoup. Les personnes que j'ai interrogées ont des handicaps différents mais, chacune à leur manière, elles ont dépassé le pire pour en faire un meilleur. L'actrice Anaïs Fabre a accepté d'en être l'ambassadrice.


Ce qui m'a motivé, au départ, c'est de pouvoir aller à la rencontre d’autres personnes en situation de handicap. Pouvoir être en contact avec des personnes positives m'a beaucoup aidé dans mon rebond.


En quoi ce projet vous a aidé à accepter votre handicap ?

Avec le handicap, tout change. L’implication est totale : autant physique que mentale. Le traiter au niveau mental permet de mieux traiter le niveau physique.

Dans mon processus d’acceptation, j’avais besoin de voir comment d’autres avaient pu réagir et apprendre à bien vivre avec un handicap. Je crois que tous les exemples sont bons à prendre car lorsque l’on devient handicapé, on a grand besoin de nouveaux repères. Ça a été d’une grande aide que de pouvoir discuter avec d’autres et d’avoir des exemples plus concrets de ce à quoi pourrait ressembler mon futur.

C'était comme si j'avais besoin de me marteler que l'on pouvait effectivement dépasser son handicap pour en être convaincu et cela a fonctionné. A partir du moment où j'ai été plus serein, j'ai commencé à faire ce projet plus pour les autres que pour moi. Charité bien ordonnée commence par soi-même !

Pensez-vous que le handicap puisse être un accélérateur de transformation?

Avec le handicap, on va mobiliser des ressources mentales et physiques auxquelles, bien souvent, on n’avait pas fait appel auparavant. Et l’accès à ces ressources nous aide à construire une confiance en soi et en la vie beaucoup plus solide. On s’est prouvé quelque chose à nous-même, on a rebondi et on sait qu’on pourra le faire de nouveau si le besoin s’en fait sentir. Cela donne beaucoup de force. Alors cela ne nous protège pas des aléas de la vie mais cette transformation va nous permettre d’aller plus facilement à l’essentiel.

Je souhaite que les personnes qui lisent les livres puissent bénéficier de ce soutien intérieur grâce à des modèles de projections positives.


Découvrir le projet "Le fil rouge d'entre nos vies"

Pour l'anecdote, Michaël Jérémiasz a écrit la postface du tome 3.


Nos actions

“J’ai réalisé à quel point il était important de garder la forme et la confiance lorsque l’on est en fauteuil, car l’autonomie en dépend !“ rencontre avec Florence Masnada, participante valide au séjour des 10 ans de CLA

Le handicap moteur vu d’ailleurs : à la rencontre de Guinée Solidarité

En Guinée, dans la région de Mamou, le centre Konkouré accueille des personnes en situation de handicap moteur et leur donne accès à des formations professionnelles afin de leur prouver à elles-mêmes et à leurs familles qu’elles sont encore en capacité de participer pleinement à la vie locale. 

“Il n’y a pas d’autres chemins que de se donner à 100% pour progresser !” Entretien avec Alexane, bénéficiaire en région Nouvelle-Aquitaine

Quelques mois après sa sortie de centre de rééducation, Alexane commence un master en alternance afin de travailler pour des organisations à but non lucratif. Accompagnée par Comme les Autres en Nouvelle-Aquitaine, elle nous raconte son parcours.

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