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Les dessous du métier de Responsable / Coordinateur d’Antenne

Comme les Autres est présent sur 6 antennes régionales : Ile-de-France, Grand-Ouest, Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes et Hauts-de-France. Sur chacune d’entre elles, l’accompagnement individuel des bénéficiaires est uniquement possible grâce à la collaboration du couple Travailleur social – Responsable d’Antenne. Julie Pichenot, Responsable d’Antenne en IDF, nous raconte les dessous de son métier.

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Bonjour Julie, tout d’abord, peux-tu nous raconter qui tu es ? Ton parcours ? Comment es-tu arrivée chez CLA ?

Je m’appelle Julie, j’ai 29 ans et je suis arrivée chez CLA après avoir découvert l’asso en tant que bénévole. J’ai participé à un séjour aventure-sportif en 2017 et ai instantanément adhéré aux valeurs de l’association, je suis devenue bénévole et ai encadré des séjours-aventures sportifs, en suivant le processus de formation : adjoint au séjour puis responsable de séjour. À la suite de cela, un poste de Coordinateur d’antenne s’est ouvert, j’ai postulé et ai été embauché en 2019.

Tu es Responsable d'Antenne (RA) IDF. Qu’est-ce que cela signifie ? En quoi consiste ton travail ?

Il s’agit de coordonner les actions pour contribuer au travail du travailleur social (TS) sur l’antenne IDF et permettre la mise en place des actions, des projets, en cohérence avec les besoins de l’accompagnement social. Concrètement, ça signifie créer un panel de partenaires pouvant répondre aux besoins et problématiques des accompagnements sociaux que l’on peut avoir en ce moment, créer des activités cohérentes, monter des projets en binôme avec le travailleur social et coordonner tout ce petit monde : bénévoles, partenaires, salariés ; autour de ce dispositif principal qu’est l’accompagnement social individuel.

En pratique, lorsque le travailleur social remonte un besoin/un enjeu pour les bénéficiaires de faire du basket par exemple, je vais aller piocher dans les partenaires que l’on peut avoir, contacter les communautés handisports pour que le projet puisse se faire le plus facilement possible du point de vue du travailleur social et des bénéficiaires.

Tu organises beaucoup d’activités en partenariat avec les travailleurs sociaux, peux-tu nous en dire un peu plus ? Nous expliquer pourquoi ces activités-là, ce qu’elles apportent à l’accompagnement de CLA, et quels sont les résultats attendus ?

Je peux vous citer 2-3 exemples de projets que l’on a monté en 2020 et 2021 :

·       Le cursus mobilité que l’on a pensé de pair avec le travailleur social. L’idée est de répondre aux enjeux de mobilité, d’autonomie des personnes que l’on peut accompagner car on a remarqué, malgré l’apprentissage en centre de rééducation, qu’il existe une forte déperdition dans le temps, notamment parce que les gens stagnaient un peu et avaient peur de se confronter à certaines difficultés.

La mobilité est un enjeu majeur de l’accompagnement social car si on n’a pas de mobilité on ne peut rien faire : on ne peut pas avoir de travail, on ne peut pas faire de sport, on ne peut pas créer de lien social et se réinsérer socio professionnellement. On a donc décidé de créer ce cursus pour permettre à chacun d’être autonome et pouvoir retrouver une vie épanouie.

·       La MadJacques : c’est un projet sportif de dépassement de soi où on est parti 3 jours faire du vélo entre Paris et laPicardie en mixité handi-valide : les uns sur des vélos, les autres sur des handbikes.

·       Les projets Femme/Homme. L’idée c’est de travailler sur la reprise de confiance en soi, l’estime de soi, la vision que l’on peut avoir de soi et de son corps et de pouvoir en parler ; soit au travers de la médiation artistique ou auprès d’un sexologue pour parler de ses interrogations. Ces projets permettent de fluidifier l’accompagnement social : ils vont déverrouiller des choses et accélérer le processus d’autonomisation et de reprise en main de manière générale.

“Lorsqu’on construit un projet, le point de départ c’est le terrain : on part de ce qu’on voit, de ce qu’on nous dit et on le fait en binôme entre le RA et le TS; tout en confrontant les avis de nos référents handicap pour savoir s’il fait sens.”

Ce type de projet, de la conception à la réalisation, demande beaucoup de temps et d’investissement : il faut compter entre 6 et 12 mois par projet, les 2 derniers mois étant toujours les plus énergiques puisqu’il faut gérer le matériel, les bonnes conditions des participants, la logistique sur place, l’accessibilité, les sanitaires et tout ce qui englobe le domaine du handicap. Après la réalisation des projets, on met en place un débrief avec chaque personne ayant participé pour comprendre les enjeux, l’ampleur et les bénéfices, pour savoir ce qui pourrait être amélioré lors des prochaines sessions et si les objectifs en termes d’accompagnement ont été atteint.

En tant que RA, tu connais bien bon nombre de bénéficiaires. Aurais-tu un témoignage d’accompagnement qui t’a marqué, à partager ?

Sur un séjour en Corse, on a fait un débrief très naturellement sur ce que les personnes ont ressenti sur le séjour et sur leur vision des choses qui avait évolué durant les 5 jours. Je pense à une femme en situation de handicap qui, le premier jour, était arrivée extrêmement introvertie avec une vraie difficulté à se mélanger au groupe et au cinquième jour elle était en ébullition et nous a fait un discours très émouvant en expliquant à quel point elle avait pu prendre conscience qu’elle était maitresse de sa vie, qu’elle pouvait se reprendre en main, et ce genre de discours c’est hyper impactant. C’est ce qui fait l’âme de l’association.

Quels sont les perspectives de développement/d’innovation de l’association en 2022 ?

La mise en place du programme Emploi va impulser des thématiques, des items très importants : la mobilité, le sport-santé et la réinsertion socio-professionnelle. La levée des freins périphériques au retour à l’emploi est le réel objectif de ce programme. Par exemple, l’item confiance en soi qui sera travaillé par le théâtre, notamment les ateliers stand-up : la communication verbale, non verbale, savoir rebondir lors d’un échange, etc. On aborde également la question des droits, puisqu’en situation de handicap on ne connait pas forcément nos droits et les employeurs non plus. Je pense notamment à l’adaptation des postes de travail qui sont pris en charge par l’AGEFIPH.

 

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