Eclairages

Expérimentation d’un séjour associant sensations douces et sensations fortes

En avril, le premier séjour Comme les Autres adapté aux personnes en situation de handicap moteur ayant une faible autonomie est parti au départ de l’antenne Auvergne-Rhône-Alpes. Lola et Chloé, chargées du travail social de l’antenne, racontent la naissance de ce nouveau projet important pour Comme les Autres.

Pourquoi avoir organisé un séjour adapté aux personnes ayant une faible autonomie ? 

Lola : Depuis septembre dernier, nous accompagnons de plus en plus de personnes handicapées ayant une autonomie faible. Du fait de leur handicap et des contraintes liées à celui-ci, elles ne peuvent pas participer à toutes les activités sportives et à sensations fortes habituellement proposées dans le cadre de l’accompagnement social. La plus grande fatigabilité, la moindre mobilité et le besoin de soins quotidiens notamment représentent des contraintes qui n’étaient jusque-là pas compatibles avec les activités proposées par l’association.

Chloé : Chez Comme les Autres, notre méthode de travail repose sur l’expérimentation et la co-construction avec les bénéficiaires. Certains bénéficiaires nous ont fait part de leur frustration de ne pas pouvoir participer à des séjours-aventure sportifs. (En savoir plus sur les bénéfices des séjours-aventure sportifs).

Nous avons donc rapidement initié une réflexion commune afin d’adapter cet outil essentiel à notre accompagnement social. Après des premiers tests concluants d’activités sportives et à sensations fortes à la journée, nous avons travaillé sur la création d’un nouveau format de séjour, adapté aux personnes ayant une faible autonomie.

 

Comment s’est déroulé ce premier séjour ?

Chloé : Comme pour tous nos séjours, nous souhaitions que cette expérience agisse comme une piqure d’adrénaline sur le bénéficiaire, sans perdre de vue les besoins et les capacités des personnes que nous accompagnons. Nous avons aussi pensé ce séjour autour des leviers essentiels à la reconstruction d’une vie épanouie, et notamment le lien social, la mobilité et la confiance en soi. L’une des adaptations les plus importantes que nous avons souhaité apporter est l’association de sensations « douces » et de sensations fortes.

Lola : Le premier jour était consacré à la découverte de soi et du groupe grâce à une séance de sophrologie et à un atelier culinaire. La sophrologie a eu un effet très positif. En initiant un voyage intérieur ne demandant aucun mouvement physique, la sophrologie a permis de gommer les différences entre personnes handicapées et valides. Le deuxième jour, c’était joëlette (un fauteuil de randonnée adapté et tracté par des participants valides) et balade en chiens de traîneaux. Deux activités qui ont particulièrement marqué les participants. Elles ont permis d’ouvrir le champ des possibles de nos bénéficiaires en leur démontrant que la montagne, les chemins escarpés, la forêt et les sorties entre amis leurs étaient toujours accessibles. Enfin, le troisième et le quatrième jour étaient placés sous le signe de l’adrénaline : hélicoptère et karting !  

 

Quelle conclusion pour ce séjour ? 

Chloé : C’est une réussite, autant pour les bénéficiaires que pour les participants valides. Les uns reviennent avec de nouvelles envies d’activités à intégrer dans leur quotidien, les autres avec un regard changé sur le handicap. Le séjour est un outil essentiel à la reconstruction et nous avons pu l’adapter pour une partie de nos bénéficiaires qui ne pouvaient pas en bénéficier jusque-là.

Lola : Certains bénéficiaires ont évoqué le souhait de devenir référent handicap pour les autres bénéficiaires ayant une faible autonomie. C’est une super nouvelle ! Ces référents nous permettent de proposer un pair-accompagnement efficace, qui a autant de vertu pour le bénéficiaire que pour le référent. En montrant une perspective d’une nouvelle vie épanouie, le référent dynamise l’accompagnement du bénéficiaire. Son rôle de conseiller lui permet également de se sentir valorisé et de gagner en confiance.

 

Et la suite ?

Lola : Cette première expérience est très positive. Elle a permis d’identifier les activités à conserver et les points à améliorer. Parmi ces points, nous souhaitons proposer un séjour sur cinq jours et non quatre. En effet, nous avons constaté que le planning de ce premier séjour était très rythmé et pas toujours adapté au niveau de fatigabilité de nos bénéficiaires. Cinq jours nous permettront de prévoir plus de temps de repos et de convivialité.

Chloé : Nous sommes très heureuses de voir ce projet continuer. Cet été, 3 séjours adaptés aux personnes ayant une faible autonomie sont prévus au départ du Grand-Ouest, d’Auvergne-Rhône-Alpes et de Nouvelle-Aquitaine.

 

 

 

Nos actions

3 ateliers pour améliorer la mobilité du quotidien en fauteuil et devenir acteur de l’accessibilité autour de chez soi

La mobilité est un préalable à beaucoup d'autres objectifs de l'accompagnement social. Pour donner un coup de boost à la mobilité du quotidien de nos bénéficiaires, nous avons monté un programme d'ateliers dédiés.

Les dessous du métier de Responsable / Coordinateur d’Antenne

L’accompagnement individuel des bénéficiaires est uniquement possible grâce à la collaboration du couple Travailleur social – Responsable d’Antenne. Julie Pichenot, Responsable d’Antenne en IDF, nous raconte les dessous de son métier.

“Notre liberté d’action nous permet de proposer un accompagnement qui est véritablement adapté aux besoins de la personne.” Entretien avec Chloé, travailleuse sociale chez Comme les Autres

Chloé, travailleuse sociale, nous raconte le quotidien et les spécificités de l'accompagnement social chez Comme les Autres.

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